Quand la police débarque à notre porte…

Le dimanche en Espagne, il faut savoir que toutes les épiceries sont fermé. On prévoit donc toujours de faire des réserves la journée d’avant, sauf que ce week-end là, on avait complètement oublié ce détail. Heureusement, on avait encore pas mal de riz, mais rien pour manger entre les repas. Alors vers 16h, quand on croisa un petit village et qu’on vu qu’il y avait un bar ouvert qui vendait des sandwichs, on sauta sur l’occasion pour s’en partager un. Curieux de nous voir avec des vélos si chargés, les gens venaient nous parler. On fini donc par apprendre qu’il y avait une autre Canadienne dans ce village et qu’elle venait à ce bar à tous les soirs. Peut-être même, disaient-ils, qu’elle voudrait nous héberger pour la nuit?

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On décida alors de rester pour voir à quoi ressemble une Canadienne déménagé dans un mini-village perdu en Espagne. Un homme qui était au bar décida de venir parler avec nous. En fait, je devrais plutôt dire qu’il décida de venir nous faire un monologue… Habituellement, on réussi à comprendre relativement assez bien les Espagnoles, sauf que quand cet homme-là nous parlait, on ne comprenait absolument RIEN. On ne sait pas trop si c’était dû à son accent ou à son état d’ébriété, mais une chose était sûr, c’était incompréhensible. On se fît donc offrir bière après bière, tapas après tapas, en échange de notre bonne écoute au long discours insensé. On resta en tout un bon 3h à écouter ce monsieur en attendant la Canadienne. Malheureusement, la dame n’arriva jamais au bar de la soirée… Alors on décida de quitter pour aller trouver un endroit où mettre la tente. Avec nos lampes sur nos têtes et nos allures de pompettes, on devait être assez drôle à voir.

On trouva donc une maison abandonné avec une belle place sur le terrain pour camper. On s’installa rapidement et on alla se coucher… Sauf qu’au moment où on allait s’endormir, on entendit une voiture arriver sur le terrain et on vit des lampes de poches éclairer la tente… On ouvrit la porte pour voir que c’était la police qui débarquait. Elle nous demande alors nos passeports et quelques questions. Elle nous expliqua ensuite que c’est illégal de faire du camping sauvage en Espagne. Ah bon? C’est illégale? On fait comme si on l’avait jamais su. Un homme qui accompagnait les policiers était en fait celui qui nous avait dénoncé quand il avait vu de la lumière au loin. En voyant que nous n’étions que de simples voyageurs qui n’avaient nulle part d’autre où aller, le Monsieur se sentait bien mal.

On eu finalement l’autorisation de rester là pour la nuit à condition qu’on ne le refasse plus après. Suite à cette aventure, on essaya pour la deuxième fois de se rendormir jusqu’à ce que, encore une fois, on se fasse réveillé par des gens qui éclairait notre tente. Dix minutes avaient passé seulement, mais c’était assez pour être déjà installé bien confortablement et commencer à s’endormir. On ouvra donc encore la porte de la tente, avec les yeux tous collés, pour voir devant nous quelque chose à quoi on ne s’attendait pas du tout: Une famille qui venait nous offrir un toit où dormir. En effet, l’homme qui nous avait dénoncé un peu plus tôt était retourné chez lui après pour aller convaincre ses enfants de venir nous chercher pour qu’on ne passe pas la nuit au froid.

Une de ses filles qui parlait un peu anglais nous expliqua, dans un mélange de langue, qu’ils avaient une vieille maison sur leur terrain où on pourrait aller dormir. Il ferait plus chaud et on aurait un lit pour passer la nuit. Même si notre tente nous convenait, on accepta quand même l’offre, vue la beauté du geste (mais aussi, on l’avoue, à cause que parfois dormir dans un lit ne fait pas de tord!). Alex et moi avons tout de suite commencé à plier bagage sous le regard attentif de la famille. Nous avons ensuite monté la côte pour se rendre à la vieille maison avec l’aide des enfants qui poussaient nos vélos avec nous. C’était vraiment adorable de voir toute cette famille venir nous aider. La petite maison dans laquelle nous avons dormi fut vraiment confortable. C’était un gros luxe pour nous de dormir dans un lit et d’avoir une maison pour nous tout seul! On pu donc se rendormir pour la troisième fois, sans toutefois se réveiller avant le levé du jour.

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Ce sont des expériences comme ça qui nous donnent le goût du risque, de l’aventure et du voyage. Je termine donc ce texte avec cette merveilleuse citation de cet écrivain que j’adore:

« Lorsque tu voyages, tu fais une expérience très pratique de l’acte de renaissance. Tu te trouves devant des situations complètement nouvelles, le jour passe plus lentement et, la plupart du temps, tu ne comprends pas la langue que parlent les gens. Exactement comme un enfant qui vient de sortir du ventre de sa mère. Dans ces conditions, tu te mets à accorder beaucoup plus d’importance à ce qui t’entoure parce que ta survie en dépend. Tu deviens plus accessible aux gens car ils pourront t’aider dans des situations difficiles. »
Paolo Coelho

Ronnie

 

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