Voyager en avion avec un vélo, ou comment passer une mauvaise journée

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Souvenir à l’aéroport de New York

Quoi de mieux que de prendre l’avion dans la vie? Pour rendre cette expérience encore plus mémorable, pourquoi ne pas avoir avec vous des vélos! En tant que cyclovoyageurs, nous avons eu la chance à deux reprises de prendre l’avion avec nos vélos. La première fut tout de même agréable, la seconde, extraordinaire. Tellement extraordinaire que je vais traiter de cette expérience!

Quelques jours avant de prendre l’avion, il faut trouver des boîtes de cartons pour y mettre les vélos. Facile, car les aéroports sont dans des grandes villes et que les grandes villes regorgent de magasins de vélo… Sauf quand on est à Casablanca, au Maroc. Pas de problème, on décide de chercher un peu dans des magasins de grande surface de sport, mais ils n’en n’ont pas non plus. Peut-être la semaine prochaine nous disent-ils… Avant de faire le tour de la ville et d’y consacrer plusieurs jours, on décide d’appeler la compagnie avec qui nous allons voyager: Ibéria.

J’appelle donc cette magnifique compagnie. J’explique la situation qu’on apporte nos vélos et qu’on se demandait s’ils vendaient des boîtes à leur comptoir d’enregistrement. Ils me demandent mes infos de réservation et se rendent compte que je n’avais pas deviné qu’il fallait les avertir qu’on apportait des vélos. Je dis «deviner», car ce n’était écrit nulle part sur leur site… Ils me disent donc qu’ils vont faire la demande et que je dois appeler le lendemain pour voir s’ils ont de la place, car non, ce n’est toujours pas sûr qu’ils peuvent les accepter, et le vol est dans 48h. Enfin un peu de piment dans notre voyage! Ça nous manque des fois le stress sur la route. On ne vit pas les matins où il faut courir pour arriver à l’heure au travail! Pendant ces 24 heures à se demander qu’est-ce qu’on fait s’ils ne prennent pas les vélos? On a eu notre dose de stress annuel.

Mais heureusement, ils ont confirmer qu’il y avait de la place. Je reviens à mes boîtes: je leur demande donc s’ils ont des boîtes à leur comptoir et me disent que oui au coût de 20€… Bon, puisqu’on en trouve vraiment pas à Casablanca, pas de problème. Notre vol est à 5h du matin, alors notre ami Tarik va nous porter la veille à 23 heures. Nous avons donc tout le temps pour démonter les vélos et les mettre dans les boîtes!

À notre arrivée, le comptoir est fermé et nous apprenons qu’il n’ouvre qu’à 2h. Je démonte donc les vélos avant d’avoir les boîtes. Peut-être l’avez-vous deviné, arrivé au comptoir, ils ne vendent pas de boîtes! Super! On leur demande qu’est-ce qu’on doit faire, et nous pointent des hommes devant une machine de pellicule plastique. Nous n’avons à ce moment plus suffisamment d’argent Marocain pour pouvoir payer les emballeurs qui ne prennent pas la carte… Quoi faire? Un concierge s’improvise sauveur, en échange de pourboire forcé, en nous trouvant plein de bouts de carton. Avec du scotch et ces cartons, on pourrait arriver à quelque chose. J’ai en ma possession du ducktape qu’on traine depuis le début du voyage, cependant, pour la première fois que j’en ai besoin, je ne le trouve pas… Peut-être est-ce dû au stress qui commençait à chatouillé mon esprit? Vite on saute au plan B. Ronnie cherche un guichet et je vais voir les monsieurs pour la pellicule plastique. Bien évidemment, le seul guichet qui est compatible avec notre carte bancaire est le dernier qui est complètement à l’autre bout de l’aéroport.

Malgré tout, nous réussissons enfin à donner les vélos au comptoir d’enregistrement. Avec tous ces évènement, nous n’avons eu le temps de regarder l’heure jusqu’au moment où on fait la ligne pour les détecteurs de métal. Quand on a vu qu’il était 4h50, soit 10min plus tôt que l’heure où notre avion décollait, on a enfin pris conscience qu’on était vraiment en retard. Au même moment l’agent de la compagnie nous voit et nous dit: « Qu’est-ce que vous faite!? Vous êtes les derniers, dépassez les gens et courrez! » Belle petite course jusqu’à l’avion et nous étions enfin prêt à cette dernière partie du voyage, de la Turquie à la France! En tout cas une chose est sûr, avoir pris l’avion avec des vélos ne fera pas parti de nos meilleurs souvenirs…

Quelques conseils pour prendre l’avion avec des vélos

•  Vérifier quel est le prix extra pour apporter vélo. Par exemple: Air Transat 30$ et Ibéria 75€, ça change le prix du billet d’avion
•  Se renseigner s’il y a un poids maximum et si oui, quel est le coût des bagages en surplus
•  Si vous mettez votre vélo dans une boîte, ne laissez aucunes pièces flottantes, car parfois les douaniers ouvre la boîte pour la fouiller et ne la referment pas bien!
•  Attachez vos sacoches 2 par 2 ensemble pour qu’elles comptent pour moins de bagages. Si vous ne le faites pas, ils vous diront d’aller payer pour les faire emballer ensemble, donc des frais de plus…
•  N’enlevez pas la roue arrière, même si les gens au comptoir vous le demande! Ça ne sert à rien et il y a de grandes chances que ça abîme le cadre du vélo.

Alex

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